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Confiance !

לפני שעתיים (2)
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Pour mes frères et mes amis! Ce Dvar Torah est la suite du fascicule "supérieur à tous les peuples", basé sur les paroles de la Torah et de nos sages, écrit par le r' Meir Yosef Dabo הי"ו.


Un pilier de maintien

Un des fondements et maintiens du peuple saint d'Israël, fils de D., est leur confiance en leur Père dans les cieux. "Intègre (=confiant, d'après Rachi cité plus loin) seras-tu avec Hachem ton D." (Dev. 18, 13).
Comment ? En ayant les yeux constamment tournés vers Lui, à toute époque et en toute situation. En se livrant à ses mains, son contrôle et Sa Providence, de tout cœur et âme, et en toute sérénité.
Cela s'applique aussi bien vis-à-vis de chaque particulier, que vis-à-vis de la globalité du peuple, ayant foi intègre en le fait que "tel un père qui punit son fils, Hachem ton D. te punit" (Dev. 8, 5), que même en exil il n'a point délaissé Son Amour pour nous.

Loin d'être abandonnés

Ce principe évident est mentionné dans la Torah écrite et orale:- "D. vous dispersera parmi les peuples, vous demeurerez en infime quantité chez les peuples ou D. vous conduira…(Dev. 4,27.) car miséricordieux est Hachem ton D., il ne te lâchera point ni ne te détruira, il n'oubliera point l'alliance qu'il a juré à tes pères…" (ibid. 31). "Dans tous les peuples où D. te conduira" (Dev. 28,37). C’est-à-dire que même au moment de la punition et réprimande, Il ne nous abandonne aucunement, mais continue à nous diriger pleinement. - Comme le dit aussi Yirmeyahou aux exilés de Babel au nom de D. "les desseins que je médite à votre propos, parole de D., [sont] des desseins de paix et non pas de malheur, pour vous préparer une [bonne] fin et [heureuse] espérance…" (yirmeya 29,11).- "[Ce peuple se lèvera… et de nombreux malheurs et souffrances viendront à sa rencontre…] et moi, je cacherai ma face ce jour-là, [à cause de tout le mal qu'il a fait](Devarim 31, 18)… Rav Yossef dit: Sa main [reste tout de même] penchée sur nous [pour nous protéger, rachi] comme il est écrit: je t'ais couvert à l'ombre de ma main (Yecha'ya 51, 16). Rebbi Yehochoua' ben h'anania était dans le palais du César, lorsqu'un hérétique [romain] lui fit un geste [des mains, qui signifiait] : [vous êtes un] peuple à qui son Maître lui a tourné la face. Celui-ci [Rabbi Yehochoua'] de lui répondre [par un autre geste signifiant]: Sa mains est [encore] penchée vers nous …" (H'aguiga 5b).- "Rebbi Chim'on ben Yoh'aï dit: viens et constates combien [les enfants d']Israël sont chéris par le Saint, Béni Soit-il, car partout où ils furent exilés, la présence divine est avec eux…"(Meguila 29a. cf. Zohar v.2 82a, v.3 66a).- "Dans tous leurs tourments, Lui-même est affligé…" (Yecha'ya 63, 9).

Châtiments d'un père et gardien bienveillant

Le Saint, Béni Soit-il a accompli Sa Promesse qui disait : "malgré tout cela (=les terribles malédictions promises si nous fautons, notamment les malheurs de l'exil), lors de leurs séjours dans les pays de leur ennemis, je ne les répugnai ni ne me rebutai d'eux en les exterminant ou en annulant mon alliance avec eux, car je suis Hachem leur D." (Vayikra 26, 44), et bien qu'il nous punit en exil d'époque en époque par de sévères et amères châtiments, de terribles décrets, massacres etc., tout est mesuré par Sa Providence et Sa Miséricorde avec une précision infinie. Aucune chose au monde, aucun stratagème ni créature n'aurait pu avoir la moindre chance d'empêcher ou de changer d'un poil un seul de ses décrets (pas même un puissant Etat, armée, armes, etc…), les persécutions des peuples sur nous étant ses émissaires, le bâton de son courroux (Yecha'ya 10, 5). 
Malgré cela, il ne déversa point sur nous toute sa colère (que nous méritions à cause de nos actes), mais il nous mit la plupart du temps en pitié aux yeux des peuples. Ceci témoigne justement, comme disent nos sages, de sa puissance divine et son pouvoir troublant, car comment cette brebis continue-t-elle à subsister parmi soixante-dix loups depuis des milliers d'années (cf. Yoma 69b, Esther Rabba 1, 11, Tanh'ouma Toldot 5, Psikta Rabati 9), lorsque de puissantes et immenses nations, qui régnèrent sur le monde entier, disparurent et sombrèrent dans l'oubli comme si elles n'eussent jamais existé ? 
"Car ce n'est pas un seul [peuple] qui se leva sur nous pour nous exterminer, mais à chaque génération ils se lèvent sur nous pour nous exterminer, et le Saint, Béni Soit-il nous sauve de leurs mains" (Hagada da Pessah').
"Rabban Chimon ben Lakich dit au nom de Rebbi Yanaï… le Saint, Béni Soit-il a dit : si je laisse [les enfants d'] Israël tels quels, ils se feront avaler entre les peuples, c'est pourquoi j'associe mon grand Nom en eux, là ils survivront" (Yerouchalmi Ta'anit 10b).
"Rebbi Yehouda dit : il est évident que le Saint, Béni Soit-il veille sur nous constamment, et notre souvenir [se tient constamment] devant lui. Si ce n'était qu'il veillait sur [les enfants d'] Israël et que leur souvenir ne se tenait devant lui, ils n'eurent pu subsister en exil ne serait-ce qu'un seul jour, c'est cela que dit [le verset] : malgré tout cela, lors de leurs séjours dans les pays de leur ennemis etc… (comme cité plus haut)" (Zohar v.3, 112a).

Comment agir face aux dangers ?

Le Saint, Béni Soit-il nous a aussi prescrit dans la Torah écrite et orale comment nous protéger des malheurs et dangers : - "tâtons notre chemin, analysons le, et revenons vers Hachem" (Eikha 3, 40), telles sont les paroles du prophète Yirmeyahou face aux horreurs et malheurs survenus au peuple d'Israël lors de la destruction du temple.- "si un homme voit que les malheurs s'approchent de lui, qu'il fouille (sonde et juge) ses actes… s'il a trouvé [des fautes], qu'il se repentit" (Berakhot 5a), c'est ce que nos sages apprennent du verset précédent.- "c'est un commandement de la Torah de crier [à Hachem]… sur tout malheur qui frappe le publique… ceci est un des chemins du repentir, car si lorsque parvient un malheur ils crient et sonnent dessus, tout le monde comprendra que c'est à cause de leurs mauvais actes qu'il leur a été fait du mal… et c'est cela qui enlèvera le malheur de sur eux… (Rambam Ta'anit 1, 2, Choulh'an 'Aroukh o.h 576, 578. Cf. Yebamot 78b, Sanhedrin 43b, etc…) - "le repentir, la prière et la charité annulent les mauvais décrets" (Ountané Tokef) - "lorsque la voix est celle de Yaacov - qu'elle retentit dans les maisons d'étude et de prières, les mains ne seront pas celles d'Essav - elles ne pourront point agir contre nous" (Berechit Rabba 65, 20)- "le mérite d'une Mitsva ou de l'étude de la Torah protège des malheurs" (Sota 21a)- "le repentir et les actions vertueuses sont tels un bouclier devant le châtiment" (Avot 4,11) 

Et les malheurs ?

Tous ces malheurs et horreurs qui nous sont parvenus, ou même d'autres si, à D. ne plaise, sont destinés à nous parvenir, nous les acceptons avec amour. Hachem est notre père bien-aimé, père miséricordieux, et nous sommes livrés à ses mains tel un nourrisson dans les bras de sa mère. Tout ce qu'il nous fait est pour notre bien, nous nous livrons à ses décrets avec joie, dans une plénitude de confiance. "Intègre seras-tu avec Hachem ton D. (Dev. 18, 13) – laisse toi être mener par lui avec simplicité (confiance), place en lui ton espérance. Ne cherche pas à connaitre [te soucier de] l'avenir, mais tout ce qu'il t'arrive acceptes avec simplicité (confiance et sérénité), là tu seras à ses côtés, tu feras partie des siens" (Rachi).

Notre force et fierté

Nous, peuple saint des enfants d'Israël ne pouvons ni ne voulons sortir d'entre les mains de notre père bienveillant, ni fuir ses décrets, quels qu'ils soient. Nous n'avons de plainte quelconque sur le cœur, ne remettons en cause ni ne doutons de Sa justice et Son Amour infinie pour nous, quelle que soit la situation.
Là est notre protection, là est notre espérance, là est notre confiance, là est notre sécurité et sûreté, là est notre force et fierté. Ceci est notre seule et unique assurance, rien d'autre au monde.
Il va donc de soi que nous ne nécessitons ni ne désirons aucune protection matérielle, nous jetons et répugnons toute protection force et sûreté provenant de l'être humain, comme la création d'une indépendance ou l'organisation d'une armée, etc…, même en tant que solution provisoire, à fortiori en tant que débarrât du joug de l'exil. Nous désirons rester pleinement entre Ses mains jusqu'au jour où Il nous sortira Lui-même de l'exil, jour que nous attendons constamment, n'ayant aucun doute sur sa venue.

La source de cette confiance

Cette confiance, ce cœur serein livré sincèrement et chaudement à notre père dans les cieux, qui fût la part de tout juif aussi simple qu'il soit durant toutes les générations, nous l'avons hérité de nos ancêtres Avraham Itsh'ak et Yaacov, et de leurs descendants ayant reçu la Torah, puis de génération en génération, jusqu'aujourd'hui. C'est avec cela que nous allons mériter de vivre et assister à la révélation de la gloire divine, d'accueillir le Machiah' et assister à la rédemption finale, phase ultime de la création.
C'est pourquoi nos ancêtres ne sentirent jamais le besoin de chercher des protections matérielles aux dangers de l'exil, ou des moyens de changer leur situation, mais acceptèrent avec amour et confiance le joug de l'exil sur eux.

Un changement ?

Réfléchissons à présent, que puissent être la cause et le moteur de ce nouvel état d'esprit de vif remuement sur le siège de l'exil, apparu il y a un peu plus de cent ans, de ces individus "soucieux" d'améliorer la situation du peuple, de le libérer de son joug (qui influença par la suite une très grande partie du peuple et reste jusqu'aujourd'hui intensément flamboyant dans les cœurs) ?
La source de cet état d'esprit réside au fond des cœurs, c'est l'affaiblissement de cette foi intègre, de cette confiance envers notre cher Père dans les cieux.
Ces "soucieux" perçoivent le peuple d'Israël comme une créature abandonnée aux pilleurs et assassins de tous chemins, sans protection, sans gardien.
C'est là que monte à l'esprit l'idée de prendre son sort dans les mains.
La source de la naissance et du bourgeonnement de ce désir, de cette idée de s'organiser et s'auto-protéger, réside en l'abandon de cette fameuse confiance, en une tournure de dos à notre père dans les cieux, notre gardien, dirigeant et sauveteur. Puis surgit une perte de patience, et un désir de se remuer de l'exil, puis de s'entêter à aspirer au maintien de cette indépendance, et de penser que celle-ci nous protégera (ou protégera ceux qui s'y trouvent) des dangers et souffrances de l'exil[1], de se réjouir de ses réussites, de se peiner de ses pertes.
L'âme de ce mouvement et de cet éveil, qui est, comme mentionné, l'abandon total de cette confiance en notre Père, si vitale pour nous, cet état d'esprit résidant dans les cœurs, est bien pire que le reste des péchés. Là, toute l'essence spirituelle du peuple a tourné le dos au gardien d'Israël et son sauveteur, lui a abandonné sa confiance et fidélité.

Nos ancêtres

Nos ancêtres furent abondamment chargés de cette foi, confiance et fidélité, de ce sentiment d'être livrés corps et âme aux mains de leur Père, à sa direction et providence. C'est pourquoi ils siégèrent paisiblement en exil.
Quelle est donc la cause de l'apparition, en ces dernières générations, de cette nouvelle idéologie même chez les juifs pratiquant (même ceux appelés "pieux" "saints" etc.), celle du réveil pour le retour du peuple (en masse) vers la terre d'Israël par ses propres moyens, chose qui ne fut jamais existante chez nos ancêtres, qui aspiraient et attendaient pourtant bien plus intensément que nous le retour à Sion ? Cette nouveauté n'est qu'une branche du mouvement générale de remuement et rejet du joug de l'exil, qui a pour racine, comme mentionné, l'abandon de confiance et fidélité envers notre Père.
Nos ancêtres, eux, ont attendu la rédemption d'Hachem sans aucun essai de leur part de se libérer par leurs propres moyens du joug des peuples. Ils n'étaient pas moins courageux, ni moins astucieux, ils étaient simplement fidèles et confiants envers leur unique rédempteur, et ont donc pris sur eux de supporter patiemment et en toute confiance l'amertume de l'exil.
Mais ces dernières générations se sont lassés de cette attente. Ils ressentirent soudain un besoin "d'agir". Que s'est-il créé de nouveau chez eux qui n'existait pas chez nos ancêtres, qui n'envisagèrent jamais une nécessité d'action et se suffirent de l'espérance et de l'attente, si ce n'est la racine amère et pourrie de perte de fidélité et de confiance, qui s'enracina en eux, consciemment ou pas, même aux côtés d'une pratique intègre du Judaïsme; si ce n'est cette terrible hérésie qui, depuis déjà plus de cent ans, inonde le peuple et assourdit les oreilles et les cœurs par son cri: "si nous ne nous ne prenons pas en mains, qui le fera pour nous"?

 Un réveil pour le retour vers Sion ?

"Le réveil de la nation pour le retour vers Sion". Cette illusion est un des innombrables déguisements de ce mouvement, destinés à lui donner une forme de "spiritualité" et "sainteté". Nos ancêtres n'étaient-ils point à l'éveil et à l'attente du retour vers Sion ? Ils se réveillaient toutes les nuits pour se lamenter, pleurer et crier du plus profond de leurs cœur et âme sur la destruction du temple, l'exil de la terre sainte, l'éloignement des enfants de la table de leur Père (Berakhot 3a). Leur cœur brulait d'attente pour le retour de la présence divine à Sion, du peuple élu vers sa terre, à la table de son Père. Ils étaient infiniment plus à l'éveil pour Sion que ces imposteurs des dernières générations, et que les religieux qui se firent entrainer par ce courant.
Ce "réveil" nouveau n'est pas un réveil pour se souvenir de notre proximité d'antan à notre père dans les cieux, du temple ou de la terre sainte. Car ce genre de réveil nous aurait simplement amené à revenir de tout cœur (par un repentir fondamental, qui dépend essentiellement de la guérison du cœur) vers notre Père, la seule et unique solution pour sortir de l'exil et ses souffrances[2]. Et là, Lui-même nous aurait ramené à Sion de manière spectaculaire et grandiose, par l'intermédiaire de miracles qui eurent mit à l'ombre ceux de la sortie d'Égypte (cf. Berakhot 12b), chose qui est toujours destinée à se réaliser lorsque ce repentir s'accomplira (duquel il n'y a aucun doute qu'il s'accomplira (espérons très prochainement), cf Rambam h. Techouva 7,5, Devarim 30, 1-5).
Alors quel est ce nouveau réveil ? C'est un réveil de perte de patience et de perte de confiance. Un réveil pour passer à l'acte matériel et profane, pour se libérer du joug de l'exil que nos ancêtres acceptèrent avec amour car ils n'oublièrent jamais celui qui l'a choisi et décrété pour notre bien, par amour et bienveillance. Un réveil identique à celui de tout peuple profane qui aspirerait à une indépendance matérielle.
La considération de l'attente de la délivrance du Tout-Puissant comme solution unique est devenue une plaisanterie pour eux, car à leurs yeux, dorénavant, si on désire une quelconque solution, il faut agir soi-même. C'est juste que le publique laïque crie cela ouvertement, et les religieux mélangent et brouillent cet état d'esprit (régnant en leurs cœurs généralement inconsciemment) avec une pratique religieuse, avec de saintes citations et "explications" Toraniques, pour calmer leur conscience et celle d'autrui.
Ces embrouilles et masques, tels les discours sur "l'amour de la terre d'Israël" (nos ancêtres n'en avaient pas ?), "le sauvetage de vies juives" (sommes-nous abandonnés en exil ?), ou même : "le mérite (?) de ces actes rapproche la délivrance (!)", etc., ne sont qu'habillement de l'abandon de cette confiance et fidélité, ils servent à la dissimuler et à l'habiller en quelque chose de positif, à brouiller la véritable racine amère et distraire l'esprit par ces discours et idées, en se donnant l'impression d'être occupé dans une affaire spirituelle, une mission sacrée[3].
Hâtons-nous, chers frères juifs, d'abandonner les espérances mensongères qui nous volent notre fidélité à notre cher Père, et de lui rendre la confiance qui lui revient, tant qu'il est encore temps.
A suivre, si D. veut …


Confiance !
Confiance !

[1] Chose qui, même d'un point de vue purement stratégique et matériel est la plus grande des sottises, mais le feu du penchant pour les croyances des idoles (contemporaines) et l'hérésie (minoute) aveugle les yeux même des grands "intellectuels", et là n'est pas notre sujet. 

[2] Comme la Torah le dit explicitement, Devarim 30, 1-5. Cf Rambam h. Techouva 7,5. Toute autre solution de sortie de l'exil ne pourra être durable mais illusoire, et entrainera (tôt ou tard) des évènements qui laisseront facilement comprendre que celle-ci ne pût aucunement être nommée "solution" mais "complication", pour garder un langage doux.

[3] Notons cependant qu'au départ quelques personnalités eurent réellement de bonnes intentions et des intérêts spirituels positifs (non pas, h'as Véchalom, dans le projet d'insurrection de l'exil, mais dans celui du développement et agrandissement du Yichouv orthodoxe en terre sainte, sous le règne d'autres nations), mais leurs efforts habillèrent involontairement d'un habit rabbinique l'abandon générale de confiance et fidélité qui submergea le publique. Cet abandon vola par la suite le cœur du peuple qui Lui tourna le dos en cessant de rester en exil et attendre patiemment la délivrance comme l'ont fait nos ancêtres.


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